Cet article termine la séquence consacrée à la guerre de Cent ans. Il narre deux évènements indépendants, la chevauchée du Prince Noir en Gascogne en 1355, et la destruction de la bastide de Miélan en 1370.
L’Aquitaine avait subi une première chevauchée anglaise en 1344-1345. Le comte de Lancastre était parti de Bordeaux en direction du nord-est jusqu’à Poitiers. Le Prince Noir en mena deux autres, la première en Gascogne et Languedoc que l’on va relater dans cet article, le seconde jusqu’en Auvergne. C’est au retour de ce second raid, à Poitiers, que le roi Jean II "Le Bon" fut fait prisonnier dans une bataille perdue. Le but de ces raids était principalement de détruire, pour montrer aux populations qu’elles n’étaient pas, ou mal soutenues par le roi de France, accessoirement pour ramener du butin et des prisonniers à échanger contre rançon.
La chevauchée du Prince Noir en Gascogne en 1355
Celui que l’on a appelé le Prince Noir est Edouard de Woodstock, prince de Galles, duc d’Aquitaine, fils ainé d’Edouard III d’Angleterre. Il était né en 1330. Il commandait l’aile droite de l’armée anglaise avec l’aide du comte de Warwick au cours de la bataille de Crécy en 1346. Après cette bataille il prit l’habitude de porter une armure noire, d’où son surnom de Prince Noir.
A l’été 1355 le captal de Buch, Jean II de Grailly, réclame des secours à l’Angleterre. Edouard III nomme alors son fils Lieutenant de Gascogne et celui-ci débarque en septembre à Bordeaux avec 1000 hommes d’armes et 11 000 archers. Il recrute un corps gascon pour compléter ses forces. Il entend lancer un raid en pillant les villes et les campagnes sur les arrières du comte d'Armagnac, Jean 1er, pour desserrer l’étau de l’armée française. Le but de la chevauchée était de détruire les récoltes pour empêcher l’adversaire de se nourrir et de montrer aux populations que le roi de France ne les défendait pas. Les chroniques de l’époque citent les villes et monastères pillés et détruits mais pas les villages. Or les villages traversés furent tout autant pillés, saccagés et brûlés que les villes.
Le Prince Noir et chevalier de l'Ordre de la Jarretière (1353)
On se situe six ans seulement après la fin de l’épidémie de peste noire de 1347-1348. Les villes et les villages se relèvent à peine de l’épidémie. La population a baissé, il y a des maisons abandonnées un peu partout, les communautés sont probablement encore affaiblies, tant physiquement que mentalement. Dans les premiers jours d’octobre, Le Prince Noir s'élance par la rive sud de la Garonne, atteint Langon, puis Bazas, et entre en Armagnac par Vielle-Soubiran (Département des Landes).
Il divise ses troupes en trois colonnes, qui forment un front de 10 km de large. Les villes et villages qui ne se rendent pas sont pillés et brûlés. Estang, puis Nogaro, Aignan, Plaisance sont brulées. Plaisance restera 40 ans inhabitée avant d’être reconstruite au quart de la surface initiale. L’abbaye de la Case-Dieu et Beaumarchès sont également brulés. Bassoues se rend et est épargnée. Mirande est défendue par Pierre-Raymond IV, comte de Comminges. La ville se défend, et résiste, mais la campagne alentour est dévastée. La chevauchée poursuit sa route et détruit Villefranche d’Astarac, Simorre, Sauveterre. Samatan et son couvent sont brulés et rasés.
Tracé supposé de la chevauchée de 1355 (fond de carte IGN)
Les historiens s’accordent à dire que la bastide de Trie, fondée à peine trente ans auparavant, a été prise et brûlée dans les années 1350. Selon certains, dont l’abbé Monlezun dans son Histoire de la Gascogne, la chevauchée du Prince Noir aurait atteint Trie, entre Bassoues et Mirande. Selon d’autres, Trie aurait subi un assaut anglais dans cette décennie, mais pas celle du Prince Noir. Il est difficile de trancher, mais il est probable que si Trie avait été prise par le Prince Noir, Miélan qui se trouve entre Bassoues et Trie sur la Ténarèze, aurait été prise également, ce qui n’a pas été le cas. La prise de Trie aurait pu également se passer en 1340 où l’on rapporte que Miélan a été attaquée et prise par un détachement anglais cette année-là.
Le 27 octobre le Prince Noir est devant les murailles de Toulouse. Sans machine de siège, il passe son chemin et se dirige vers la Méditerranée où il continue ses ravages. Arrivées sur l’Aude, les troupes anglo-gasconnes font demi-tour et repartent vers l’ouest en continuant leurs destructions et leurs pillages. Elles épargnent les possessions de Gaston-Fébus, allié des Anglais, qui sort d’un emprisonnement de deux ans à Paris, et rejoignent la Guyenne anglaise à Mezin avec de nombreux chariots de butin et peut-être cinq mille prisonniers à échanger contre rançon. A aucun moment les armées de Jean d’Armagnac qui ont suivi les colonnes anglaises à distance, n’ont osé engager le combat.
Le Prince Noir lancera en 1356 une seconde chevauchée tout aussi dévastatrice vers le Périgord et le Limousin, jusqu’à Bourges. Elle se terminera sur son retour par la bataille de Poitiers où le roi de France Jean le Bon sera fait prisonnier, sujet évoqué plus haut.
La destruction de Miélan en 1370
On rappelle que Miélan, depuis sa fondation en 1284 (voir article 13-03), avait deux co-seigneurs, le roi de France, représenté par son Sénéchal à Toulouse, et le seigneur de La Roche-Fontenilles. Ce seigneur logeait probablement des membres de sa famille dans le château de Miélan, alors que le château familial des de La Roche-Fontenilles était en Comminges.
Selon plusieurs sources, Miélan fut attaquée et prise une première fois par les Anglais en 1340, apparemment sans conséquence funeste. On a vu dans l’article précédent qu’en 1368, la ville fut simplement traversée par Henri de Trastamare, futur Henri II de Castille, allié du Roi de France Charles V, après la bataille perdue de Navarrete (Najera en castillan).
Guy Sénac de Monsembernard relate dans l’Histoire de la commune d’Aux-Aussat, la destruction de Miélan deux ans après le passage d’Henri de Trastamare. En 1370 une trêve de dix ans entre la France et l’Angleterre est rompue. En juin le comte d'Armagnac entreprend la conquête de la Bigorre pour le compte du roi de France. Il prend Tarbes. Les Anglais n’occupent plus que Mauvezin et Lourdes. C'est alors qu'un détachement anglais venant de Mauvezin assiège Miélan, s'en empare, massacre les habitants, et brûle la ville. Le siège aurait duré plusieurs semaines au cours desquelles les Anglais ont "naturellement" rançonné les alentours pour se nourrir. A Castex, les habitants se sont probablement réfugiés dans le castet avec leurs animaux. Peut-être ont-ils subi des réquisitions de nourriture, des saccages, voire des destructions d’habitations. Peut-être y a-t-il eu des morts.
Arnaud Guilhem de Monlezun, seigneur d’Aux, parent des comtes de Pardiac, rassemble les seigneurs des environs et une troupe de paysans. Ils parviennent à pénétrer dans la ville à la faveur de la nuit. Les Anglais s'enfuient et se regroupent au nord de Miélan où ils livrent bataille le lendemain. Monlezun remporte la bataille mais y perd ses neufs fils.
Dans cet épisode tragique, il n’est nulle part fait mention du seigneur de La Roche-Fontenilles, ni d’aucun membre de sa famille. Le château de Miélan a-t-il été pris et occupé ? A-t-il été ravagé ?
La reconstruction de Miélan
La bastide de Miélan était une bastide en paréage royal et en décembre 1371 le roi Charles V octroyait aux survivants le renouvellement des privilèges de la ville (voir le texte en annexe 5, traduit à partir du tome 6 de l'Histoire de la Gascogne de l'abbé Monlezun). Il les aida à la reconstruire et à la fortifier. L'argent manquant et de nombreux habitants ayant péri, celle-ci a été reconstruite dans l'urgence dans un périmètre quatre fois plus petit que le périmètre initial.
Pour se faire une idée de la nouvelle bastide, on va s’appuyer sur le dessin de Miélan qui figure dans les Cartes et Arpentages du duché d’Antin. Ce dessin est beaucoup plus tardif que l’année de la destruction. Il date des années 1711-1717, mais c’est peut-être le seul où Miélan figure avant la construction de la route de Mirande à Tarbes, construite par l’intendant Megret d’Etigny au milieu du 18ème siècle. Il existe bien un "cadastre" de Miélan daté de 1650, mais sans plan cadastral.
Ce dessin du bourg de Miélan est certainement plus figuratif que représentatif du bourg de 1717. Y figurent : le château, en forme de U entouré des douves, la chapelle Saint Jean à l’intérieur des anciens remparts, et dans le périmètre réduit l’église paroissiale, un très petit nombre de maisons et sans doute la halle au milieu du bourg.
Extrait de Cartes et Arpentages du duché d'Antin (Gallica.BnF)
La nouvelle bastide n’occupe plus que deux hectares au lieu de dix à l’origine. Les remparts de la bastide d’origine figurent encore en 1717, mais devaient être ruinés depuis longtemps. Ceux de la nouvelle ville ont été érigés au 15ème siècle, avant d’être démolis peu avant la Révolution de 1789. L’ancienne bastide (voir l’article 13-03) était traversée par un axe nord-sud sur le côté ouest de la place du padouen, et par un axe est-ouest. La ville nouvelle n’est plus traversée que par un axe est-ouest, fermé à l’est par la porte de Devant, et à l’ouest par la porte Darré. Le passage nord-sud n’est plus possible qu’hors les murs, côté Est sur l’ancienne Ténarèze, et côté ouest sur un nouveau chemin qui double désormais la Ténarèze et va très rapidement se substituer à elle. Le débouché côté ouest de la rue de la Ritourie semble ouvert sur le dessin de 1717. Il n’est nulle part fait mention d’une porte à cet endroit.
Les arpenteurs du duc d’Antin ont compté à Miélan 40 feux en 1717, soit 40 foyers, alors que pour la même année ils dénombraient 80 feux à Castex et 120 feux à Trie. Guy de Montsembernard (BSAG – octobre 1971) reprend les mêmes chiffres pour Miélan à la même date, soit 40 feux pour 50 maisons. Ni le futur faubourg autour de la place du padouen, ni bien sûr le futur faubourg de la Porte Neuve sur la route d’Etigny, ne sont bâtis. Miélan est donc encore un très petit bourg trois cent ans après sa destruction.
En 1370, la bastide, âgée de 85 ans, est encore jeune, et on se trouve seulement vingt ans après l’épidémie de peste noire. Peut-être l’épidémie a-t-elle provoqué une chute de population de l’ordre de 30% (voir l’article 14-02). Le nombre de feux n’avait certainement pas retrouvé en 1370 son niveau antérieur. Ainsi il est peu probable que l’ensemble du périmètre de la bastide d’origine fut habité. Les remparts devaient inclure des parcelles encore en friche en sus de nombreux jardins potagers. On ne connait évidemment pas le nombre de feux à Miélan avant sa destruction, ni le nombre de personnes qui ont échappé au massacre.
Il est probable qu’une partie des survivants se soient temporairement abrités dans les villages autour de Miélan, d’autant qu’il devait y avoir encore des maisons inhabitées depuis les années de la peste noire. Castex a probablement joué un rôle particulier. C’est peut-être à Castex que les survivants ont commencé à s’organiser, ont élu de nouveaux consuls, puisqu’ils ont adressé assez rapidement une demande de secours au roi de France. Il est possible que le vieux castet de Castex ait servi de place de marché temporaire.
Pour reconstruire, il a fallu se procurer des matériaux, faire venir des artisans, maçons, forgerons, charpentiers, et des charretiers. Faute de logements à Miélan, il est possible que ceux-ci aient été logés dans les écarts de Miélan et très probablement également à Castex. On verra dans un prochain article de quelle manière Castex a vraisemblablement contribué de manière importante à la reconstruction de Miélan.
Miélan s’est probablement reconstruit à partir d’un très petit nombre de feux, peut-être entre 10 et 15. Toutes les maisons neuves devaient ceinturer la nouvelle place centrale. La plupart des maisons à couverts du côté Est de la place centrale (place Jean Sénac) datent du 15ème siècle. Les autres maisons de la place ont été reconstruites entre le milieu du 18ème siècle et le 19ème.
Il ne subsiste aujourd’hui dans la bastide aucun vestige visible antérieur aux destructions.
Miélan - Place Jean Sénac - Les maisons du 15ème siècle (2025)
Justin Cénac-Moncaut mentionne vers 1820 que l’église paroissiale a été reconstruite sur les ruines de celle détruite en 1370. La halle-mairie et l’église datent de la seconde moitié du 19ème siècle.
Des marchands, les officiers royaux, notaires et procureurs, se sont installés dans les premières maisons neuves autour de la place centrale. Au bout de quelques années, un marché hebdomadaire s’est de nouveau tenu à Miélan le jeudi sous une nouvelle halle à charpente en bois, où les paysans des environs, de Laas, d'Aux, d’Aussat, de Saint-Maur, de Bazugues, de Bernadets, d’Estampes et Estampures, de Castex venaient vendre leurs volailles et acheter le nécessaire.
Le Miélan des 15èmes et 16èmes siècles était donc une toute petite bastide qui devait procurer un revenu féodal assez faible. Néanmoins trois seigneurs locaux s’en sont disputé la propriété pendant plus de deux cent ans.
Chicanes seigneuriales pour Miélan
On se souvient que la bastide de Miélan avait été fondée en 1284 par Guillaume Bernard de la Roche-Fontenilles en paréage avec le Roi. Le Roi en possédait la moitié (annexe 3). Miélan et ses écarts faisaient alors partie de la seigneurie des Affites (voir l’article 10-02), fief des barons d’Antin. Or le texte du paréage n’invoque aucun autre témoin de la signature que les officiers royaux et ne mentionne pas ce qu’il advint de la suzeraineté des barons d’Antin sur le territoire dévolu à la bastide.
Or il semble que dès les années qui ont suivi le paréage, les barons d’Antin n’ont eu de cesse de recouvrer leurs droits, puis d’évincer petit-à petit les autres co-seigneurs du territoire de Miélan, y compris pour finir le roi de France.
O’Gilvy écrit dans le Nobiliaire de Guyenne et Gascogne : " Pierre d'Antin fut compris dans un état des barons du comté de Bigorre, dressé par ordre du Roi sous l'année 1300. On le trouve porté sur un état de la recette des droits de Sa Majesté, en la sénéchaussée de Toulouse, de l'an 1336 [1], dans lequel il figure pour une somme de 90 livres, taxe de droit d'entrée d'un moulin qu'il possédait au lieu de Miélan, sur la rivière du Bouès". Le baron d’Antin possédait donc dès 1336 un moulin à farine sur le territoire de Miélan.
[1] 1336 : la typographie du texte du Nobiliaire est ambiguë. On peut lire 1336 ou 1556. Il s’agit bien de 1336, en relation avec Pierre d’Antin, baron d’Antin en 1300. En 1556, le baron d’Antin était Hector de Pardaillan de Gondrin. Il ne s’agit pas de ce dernier dans ce texte.
d'Antin
de La Roche
de Monlezun
De Laloubère
Dix-sept ans après la destruction de Miélan, le 17 septembre 1387, le seigneur Gaillard de La Roche-Fontenilles, co-seigneur de Miélan, vendait pour la somme de deux cent écus d’or "sa part" dans la seigneurie de Miélan, avec tous les droits attachés, à Arnaud-Guillaume de Monlezun, seigneur de Saint-Lary, Betplan et Haget, un fils cadet du comte de Pardiac. Arnaud-Guillaume était grand Sénéchal de Bigorre.
Puis en 1436 Jean de Monlezun Saint-Lary, fils d’Arnaud-Guillaume, vendait "sa part" dans la seigneurie de Miélan à Lancelot de Castelnau-Laloubère, une famille dont le château féodal se trouvait à Laloubère au sud de Tarbes.
Dans l’Aveu et Dénombrement de 1717, le duc d’Antin reconnait environ 86 arpents lui appartenant à Miélan, parties en terres nobles, parties en terres roturières. Dans son dénombrement de 1732, le duc d'Antin dit en parlant du territoire de Miélan : "ladite terre était autrefois divisée en plusieurs portions, savoir le quart appartenant de tous temps aux seigneurs d'Antin ; un autre quart au seigneur de St Lary ; un autre quart au seigneur de Laloubère ; et chacun jouissait à proportion du droit de justice haute, moyenne et basse, et le dernier quart appartenait au Roi". (Rapporté par J. Legendre-Gourgues d’après un document des Archives départementale de Pau – cote B 5837).
Quelle est l’origine des 86 arpents, propriétés du duc d’Antin à Miélan en 1717 ? De quand daterait "Le quart appartenant de tous temps aux seigneurs d’Antin" ? De quelle manière et quand le roi de France aurait-il cédé la moitié de sa part dans Miélan et au bénéfice de qui ? Que faut-il entendre par "sa part" de Gaillard de La Roche-Fontenilles ou plus loin celle de Jean de Monlezun dans la seigneurie de Miélan ? S’agit-il de la moitié ou du quart de Miélan ? Il n’y a pas de réponse à ces questions, faute de documents.
Ainsi, de longues procédures et de nombreuses transactions semblent avoir occupé les trois seigneurs, de Monlezun, de La Loubère et d’Antin à partir de 1387, voir bien avant. Ces transactions se rapportent aux parts des uns et des autres, vendues, rachetées, sans jamais en donner la fraction (ou "portion"), ce qui donne une impression de grande confusion. Ce ne sont certainement pas les revenus tirés des redevances et "du droit de justice" qui justifiaient ces chicanes et cet acharnement des barons d’Antin.
Mais en 1620 Marie Christine Zamet, épouse de Roger-Hector de Pardaillan de Gondrin, marquis d’Antin et de Montespan, petit-fils de Jeanne d’Antin, dernière baronne d’Antin, parvint à ses fins. Elle acquit cette année-là "la part" qui faisait d’elle la seule partenaire du roi de France dans Miélan. Plus tard le duc d’Antin échangera la part du roi contre une propriété à Marly. On verra plus loin de quelle manière Marie-Christine Zamet s’y est pris et comment Miélan est devenue le chef-lieu du duché d’Antin en pleine possession des ducs d’Antin.
Après la fin de la guerre de Cent Ans vinrent une centaine d'années de paix relative, même si le conflit entre le comte d'Armagnac et le Roi de France ne se termine qu'en 1497, comme on l’a vu dans l'article précédent. Puis vinrent quarante ans de "troubles civils", que nous appelons aujourd'hui Guerres de Religions. Cette longue période de la seconde moitié du XVème siècle et du XVIème siècle est d’abord celle de la Renaissance.