Avec Louis XIII on entre dans la période dite des Temps Modernes. Si la cour des rois de France fut brillante, le 17ème siècle fut un siècle de misère dans les campagnes. Il est introduit par quatre articles avant une présentation détaillée de Castex qui suivra :
- 1- Les "troubles civils", poursuite des guerres religieuses sous Louis XIII ;
- 2- L’administration royale, ou comment de Henri III à Louis XIII, les rois de France ont fait disparaitre l’héritage féodal ;
- 3- La création de l’Élection d’Astarac et sa situation vers 1700 ;
- 4- Les révoltes paysannes en Astarac et Pardiac contre l’augmentation des impôts.
Ce premier article rapporte ce que les historiens appellent les dernières rebellions protestantes. Elles ont plutôt démontré l’inapplicabilité de certaines clauses de l’Édit de Nantes dans un contexte de crispations religieuses entre catholiques et protestants. Où l’on verra également qu’un descendant du dernier chef militaire des protestants fut comte d’Astarac sous Louis XIV.
Cet article s’est inspiré de deux textes, un article publié en 1987 par Henri Dubled dans la Revue Archéologique, Historique et Philologique de la France Méridionale intitulé "Le duc Henri de Rohan et la révolte des protestants du Midi jusqu’à la paix d’Alès", et un article de Pierre-Jean Souriac intitulé "Noblesse protestante et patrimoine militaire entre 1600 et 1630", publié en 2025 par les Presses Universitaires de Rennes dans un ensemble "La noblesse protestante sous l’édit de Nantes".
Le 17ème siècle est qualifié de Grand Siècle du fait de l'expansion militaire de la France en Europe, de son influence culturelle, du rayonnement du "Roi Soleil". Le Grand Siècle est également le siècle des manufactures royales, des compagnies des Indes, de la colonisation de l'Acadie et de la Louisiane, de la construction du château de Versailles, de Molière, Racine, Corneille. La cour de Louis XIV, le château de Versailles furent des références pour plusieurs cours européennes. Pour le peuple gascon, le Grand Siècle fut davantage un siècle de misères.
Grandeur royale, misère du peuple
Les guerres furent quasiment continuelles de 1635 à 1643 sous Louis XIII, puis jusqu'en 1714 sous Louis XIV, contre l'Espagne, contre les Pays-Bas, contre l'Angleterre, contre le Saint-Empire, avec des alliances variables selon les contextes. De traité de paix en traité de paix, la France acquiert Metz, Toul et Verdun, le Roussillon, la Haute-Alsace, le comté d'Artois, des places fortes en Flandre, Lille, Maubeuge, Charleville, Arras, puis la Lorraine, Strasbourg et sa région, enfin les dernières parties de l'Alsace. Au traité de Ryswick en 1697 la France acquiert la partie ouest de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti) où de nombreux gascons, en particulier le comte de Noé, feront fortune dans l'exploitation de la canne, le commerce du sucre, et l’esclavage. Mais ces guerres ont couté très cher, et les impôts ont plus que doublé.
Louis XIII, puis Louis XIV eurent également à faire face dans le royaume aux crispations religieuses autour d’un Édit de Nantes difficilement applicable (1620-1629), faire face à la Fronde des Parlements, puis de la noblesse contre les transformations administratives (1648-1653), faire face aux révoltes paysannes contre l’augmentation des impôts (1635-1655).
Cet article est consacré aux rebellions protestantes qui ont concerné le grand sud-ouest, en premier le Béarn. L’article suivant narrera comment les rois de France ont fait disparaitre l’héritage féodal et centralisé l’administration du royaume, avec l’exemple de la création de l’Élection d’Astarac. Enfin un dernier article de contexte rapportera les révoltes paysannes d’Astarac et de Pardiac contre l’augmentation des impôts.
L’Édit de Nantes n’a pas mis fin aux "troubles civils"
L’Édit de Nantes avait été signé en avril 1598, mais les "troubles civils" ont encore perduré plusieurs années. Henri IV avait négocié âprement cet édit entre catholiques-ultras et protestants sur la défensive. L’Édit prévoyait une amnistie pour les deux parties, la liberté de conscience et l’égalité civile pour tous, et pour les protestants, dans le cas où les troubles reprendraient, 151 places de refuge, 51 places de sureté et plus d’une centaine de places particulières appartenant à des seigneurs protestants, principalement leurs châteaux ou bourgs castraux. Dans les villes de refuge et de sureté les consuls et les tribunaux devaient être partagés entre protestants et catholiques. Les places de sureté seraient protégées par une garnison militaire exclusivement protestante, financée par le trésor royal. Parmi les places de sureté on trouvait Lectoure, Mauvezin, l’Isle-Jourdain, Eauze, Montauban. Les protestants n’étaient pas autorisés à créer de nouveaux lieux de culte et les lieux de culte de Paris, Lyon et quelques autres villes devaient être situés hors les murs. Le culte catholique devait être rétabli partout où les protestants l’avait interdit, en particulier en Béarn, et les biens du clergé catholique restitués. Les protestants devaient payer la dime à l’église catholique, mais en contrepartie les pasteurs et les écoles protestantes seraient financés par le trésor royal. Ces dispositions ont perduré bon an, mal an, de 1598 à 1620.
Aux yeux des protestants, il convenait de rester en arme, de pouvoir se montrer menaçant et de rester un parti d’influence pour défendre les acquis de l’Édit de Nantes si le besoin s’en faisait sentir. Ce sont les dispositions concernant les places de sureté qui ont créé, non pas une dissidence religieuse, mais une dissidence politique incompatible avec l’autorité royale.
La force des protestants résidait dans une organisation d’assemblées très structurée, aux niveaux locaux, provinciaux et du royaume. On y débattait de la foi mais aussi de sujets politiques, ce qui était interdit. La noblesse protestante de Gascogne, de Provence, du Languedoc, d’Aquitaine, du Poitou, était très présente dans ces assemblées. Elle était issue des fidèles d’Henri de Navarre au cours des dernières guerres de religion, dont certains avaient été récompensés par des postes de Gouverneurs. Mais après 1610, se posait pour eux le dilemme de la fidélité à leur foi ou de la fidélité au roi Louis XIII.
Une situation typique de ce dilemme fut celle de la famille d’Astarac-Fontrailles. Dans les années 1610-1620, Benjamin d’Astarac-Fontrailles était gouverneur de Lectoure, une place de sureté protestante. Les d’Astarac-Fontrailles étaient une famille protestante, descendant d’une branche de la famille des comtes d’Astarac. La famille d’Astarac-Fontrailles avait hérité de la seigneurie de Fontrailles, au nord de Trie, en 1394 par le mariage d’un Bertrand d’Astarac avec une fille du seigneur de Mauléon, seigneur de Fontrailles. Le fief des Astarac-Fontrailles était au sud de l’Isle-Jourdain entre Cazaux-Savès et Monferran-Savès. Le grand-père et le père de Benjamin, Jean-Jacques, puis Michel d’Astarac-Fontrailles avaient été proches de Jeanne d‘Albret, et de son fils Henri.
Du temps de Benjamin d’Astarac-Fontrailles, résidait au château de Lectoure Antoine de Roquelaure, fidèle catholique et vieux compagnon d’armes d’Henri IV, gouverneur de Guyenne jusqu’en 1613, maréchal de France en 1614. Benjamin le gouverneur, Antoine le vieux maréchal, et les consuls de la ville de Lectoure avaient su maintenir une cohabitation apaisée entre catholiques et protestants. Mais, préférant une fidélité à Louis XIII, Benjamin d’Astarac se convertit au catholicisme entre 1616 et 1620. Louis XIII accepta d’appliquer strictement l’Édit de Nantes en nommant un nouveau gouverneur protestant à Lectoure et versa une indemnité à Benjamin d’Astarac pour qu’il abandonne sa fonction. Mais le nouveau gouverneur, le seigneur de Blainville, remit la ville de Lectoure à Louis XIII en 1621, et Lectoure fut perdue en tant que place de sureté protestante.
On retrouvera Fontrailles, mais cette fois le village, dans un prochain article lorsque les desservants de Fontrailles seront curés de Castex pendant une cinquantaine d’années.
Le Béarn et la Navarre n’avaient pas été intégrés dans le domaine royal en 1607 (article 16-01). En 1617 Louis XIII signe un édit de rattachement et de rétablissement du culte catholique en Béarn, immédiatement contesté par les États du Béarn, sous prétexte que le Béarn a de tout temps été une vicomté souveraine. En 1620 le culte catholique n’y avait toujours pas été rétabli. Poussé par les catholiques de son entourage, Louis XIII décide d’intervenir. Il entre à Pau le 15 octobre, rétablit les évêques et abbés. Il transforme le conseil souverain du Béarn en Parlement de Béarn et Navarre et assure aux Béarnais qu’ils pourront conserver "leurs fors et privilèges". Les États du Béarn et le Parlement de Pau deviendront au fil des ans et jusqu’en 1789, le conservatoire du particularisme béarnais, en particulier de la langue béarnaise qui y sera utilisée comme langue administrative jusqu’à la Révolution. Mais le Béarn était entré dans le domaine royal.
Les protestants prirent peur, craignant de perdre leurs refuges et places de sureté. Une assemblée protestante se réunit à La Rochelle en décembre 1620. Cette assemblée consolida l’organisation politique, militaire et financière des places protestantes sous la forme "d’une république dans l’État". Le duc de Rohan, avec son frère Soubise, fut mis à la tête des troupes protestantes qu’il rassembla à Castres.
Henri de Rohan avait été titré duc et pair de France par Henri IV en 1603. Il fit de son château de Pontivy en Bretagne le siège de son duché. Ses parents étaient protestants. Sa mère parlait et écrivait le latin, le grec et l’hébreu ancien. Sa grand-mère était Isabelle d’Albret, grand-tante d’Henri IV. Henri de Rohan avait épousé en 1604 Marguerite de Béthune, fille du duc de Sully, ministre d’Henri IV.
Le duc Henri de Rohan
Le château de Rohan à Pontivy
Le roi et les organisations catholiques considérèrent cette "république" protestante comme totalement inacceptable. Louis XIII rassembla une armée de 40 000 hommes et 6 000 cavaliers. Partant d’Orléans le 1er mai 1621, cette armée obtint la soumission de toutes les villes et seigneurs protestants sur son passage, sauf celle de Saint-Jean-d’Angély qui résista un mois avant d’être prise. Ses murailles furent rasées et les privilèges des habitants supprimés. Un siège fut mis devant La Rochelle, sans succès. Plus au sud la Saintonge fut dévastée par le duc d’Epernon, comte d’Astarac. En décembre 1621, la ville de Montauban défendue par Rohan résista à l’armée royale.
La campagne de l’armée royale reprit en Vendée en avril 1622, puis elle se poursuivit en Languedoc. Plusieurs places de sureté protestantes furent prises, mais Montpellier résista. Une paix fut signée en octobre 1622, qui confirmait les libertés protestantes, mais ne restituait aucune place prise. Le duc de Rohan se rallia au roi qui lui fit cadeau de 600 000 Livres tournois, et pensionna sa mère et ses sœurs. De nombreux seigneurs protestants se convertirent, ou simplement abandonnèrent la lutte contre le roi, mais la haute noblesse protestante resta fidèle à sa foi. Quatre mois plus tard, Louis XIII renia une partie de ses engagements et emprisonna temporairement le duc de Rohan.
Richelieu, arrivé aux affaires, repris la lutte contre les protestants en novembre 1624. Montpellier fut prise en mai 1625. Le duc d’Epernon avec l’armée royale prit la plupart des places protestantes du Haut Languedoc. Une nouvelle paix fut signée en février 2026 qui prévoyait à nouveau le respect des clauses de l’Édit de Nantes.
Libéré, le duc de Rohan reprit les armes pour faire respecter cet édit. Il avait 10 000 hommes en Languedoc face à l’armée royale commandée par Condé. Il y eu des ravages et des tueries des deux côtés. Rohan demanda un secours au roi d’Espagne, catholique, mais par ailleurs en guerre contre la France dans les Flandres. Mais les protestants étaient de plus en plus divisés, entre résistance et soumission au roi, par lassitude, ou par crainte de perdre le fief familial.
La Rochelle restait une des dernières places de refuge des protestants. La ville était soutenue par l’Angleterre dont une troupe débarqua en juillet 1627 sur l’ile de Ré. Richelieu mit immédiatement en place un siège de la ville. Les Anglais furent chassés de l’ile de Ré. Pour empêcher le ravitaillement de La Rochelle par la mer, Richelieu fit construire une digue sur de vieux navires coulés. Après deux tentatives anglaises de ravitailler la ville par la mer, La Rochelle capitula en octobre 1628. Les forts et fortifications de la ville furent rasés et les libertés des habitants supprimées. 95% de la population de la ville s’était enfuie ou est morte durant le siège.
Richelieu au siège de La Rochelle (Musée de La Rochelle)
Le duc de Rohan fut jugé par contumace et déclaré coupable du crime de lèse-majesté, perturbateur du repos public, ennemi du roi et de son État pour avoir entreprit des négociations avec des États étrangers, s'être rendu chef des armées sous le nom des églises prétendues réformées, etc. Le Parlement de Paris le déclara déchu des titres de duc et pair de France et le condamna à être écartelé en place publique à Toulouse.
Les "rebellions" protestantes s’achevèrent par le siège de Montauban, dernière place protestante d’importance. Par la paix d’Alès de juin 1629, la liberté du culte protestant fut confirmée conformément à l’Édit de Nantes, mais toutes les places de sureté et les refuges furent enlevées aux protestants. De nombreux temples furent détruits. Le duc Henri de Rohan fut gracié mais contraint à l’exil.
Les dispositions de cette paix furent remises en cause en 1685 lorsque Louis XIV révoqua l’Édit de Nantes, dont en fait il ne restait plus grand-chose. Il y eu alors de nombreuses conversions, en particulier dans la noblesse. Mais les bourgeois et artisans protestants émigrèrent en masse. Un dernier soulèvement protestant eu lieu entre 1702 et 1704 dans les Cévennes.
Marguerite, fille unique d’Henri de Rohan, épousa en 1645 Henri Chabot, seigneur de Jarnac, gentilhomme catholique. Il sera titré duc de Rohan et pair de France par Louis XIV en 1648 et les possessions des Rohan lui furent rendues. Marguerite et Henri Chabot sont à l’origine de la lignée des Rohan-Chabot. Un de leurs descendants, Louis-Marie, duc de Rohan, fut le dernier comte d’Astarac avant la Révolution de 1789.
Les ducs d’Epernon, comtes d’Astarac, au service des rois de France
On a cité plusieurs fois le duc d’Epernon, guerroyant contre les protestants. Le premier duc d’Epernon était un vrai gascon.
On a vu à l’article 15-01 qu’Henri de Foix, comte de Candale et de Benauges, comte d’Astarac, captal de Buch, gouverneur de Bordeaux, avait épousé en 1567 Marie de Montmorency, fille d’Anne de Montmorency, connétable de France. Leur fille ainée Marguerite de Foix-Candale épousa en 1587 Jean-Louis de Nogaret, marquis de la Valette, duc d’Epernon. Le duc d'Epernon, comte d'Astarac par son mariage, fixa le siège du comté à Masseube, où se tenait donc sa cour de justice, et non à Mirande.
Jean-Louis de Nogaret de la Valette (1554-1642) était fils de Jean de Nogaret, seigneur de Caumont, aujourd’hui sur la commune de Cazaux-Savès. Il était l’un des favoris du Roi Henri III. Henri III avait acheté en 1581 la châtellenie d’Epernon pour lui en faire cadeau et l’érigea en duché-pairie. Jean-Louis de Nogaret participa dans l'armée royale à de nombreuses batailles durant les guerres de religion. A l’époque de la Ligue il servait de lien entre Henri de Navarre et Henri III.
Tentant de se maintenir à égale distance des partis protestants et catholiques, le duc d'Epernon se créa des inimitiés des deux côtés. En 1588, il fut nommé Amiral de France. Il parvint à conserver des charges militaires sous Henri IV. Il batailla contre des révoltés en Provence et échappa à plusieurs attentats de la Ligue. Après 1610, il fut accusé d’être impliqué dans l’assassinat du Roi, mais Louis XIII lui faisait confiance et le nomma en 1638 gouverneur de Guyenne malgré la haine que Richelieu avait contre lui. Il fut finalement écarté du pouvoir par Richelieu et mourut en disgrâce à l'âge de 88 ans.
Jean-Louis de Nogaret
Il fut célébré comme un "vrai Gascon", magnifique, ombrageux, flambeur, trompe la mort au combat (il a été blessé plusieurs fois). Parmi ses titres, il avait été aussi comte d'Astarac.
Son fils ainé et son fils cadet sont morts avant lui, c'est donc son second fils, Bernard de la Valette (1592-1661), qui hérita du titre de duc d'Epernon, duc de Candale, pair de France, captal de Buch, comte d'Astarac, etc. Il épousait en 1622 Gabriel-Angélique de Bourbon-Verneuil, fille naturelle d'Henri IV et de Catherine de Balzac d'Entragues. A 18 ans il obtint la charge de colonel-général d'infanterie. Il se signala dans des combats contre les protestants révoltés du Languedoc, puis contre les Espagnols, enfin en 1637 contre les Croquants du pays basque.
En 1638, chargé par le prince de Condé de mener l'assaut au siège de Fontarabie, il refusa, jugeant que la brèche dans les fortifications n'est pas assez large. L'assaut mené par un autre seigneur fut un échec qui fut attribué à Bernard de la Valette. Richelieu qui le haïssait, le fit traduire en justice. La cour le condamna à mort par contumace, car il avait fui en Angleterre. Ses biens furent confisqués par le roi. Il revint en France après la mort de Louis XIII. Le Parlement de Paris annula le jugement de son procès et Louis XIV le nomma gouverneur de Guyenne, charge qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1661.
Bernard de Nogaret
Entre la condamnation et la grâce de Bernard de La Valette, le comté d'Astarac avait été mis aux enchères et adjugé à Gaston-Jean-Baptiste de Roquelaure (1614-1683), marquis de Roquelaure, de Biran et de Lavardens, baron de Montesquiou, seigneur de Sainte-Christie, de Préchac, de Duran et autres lieux. Il avait acquis dans les mêmes conditions le comté de Gaure. Il fut à 25 ans colonel du régiment de Roquelaure levé en 1632 par son père. Il fut maréchal de camp en 1641, grand-maitre de la garde-robe du roi, lieutenant général des armées du roi en 1664. Il fut blessé plusieurs fois. Louis XIV éleva le marquisat de Roquelaure en duché-pairie en 1652. Il fut nommé gouverneur de Guyenne en 1677. On retrouvera une dernière fois les comtes d’Astarac au 18ème siècle, mais ils vivaient alors bien loin de leurs terres gasconnes.
A la fin des rebellions protestantes, le royaume n’était pas pacifié pour autant. A la suite des transformations administratives que l’on va évoquer dans l’article suivant, Louis XIII eut à faire face à la Fronde des Parlements, puis à la fronde des grands seigneurs.