On poursuit la description du Castex de la fin du 13ème siècle avec deux aspects de la vie quotidienne : la maison et la nourriture. La description va rester textuelle car il n’y a pas d’image de la vie paysanne avant le 15ème siècle, sinon édulcorée ou symbolisée dans quelques enluminures.
Les maisons paysannes
Pour ce sujet, je me suis inspiré d’un article de Jean-Marie Perez intitulé "Obscure et enfumée : la maison paysanne au Moyen-âge" publié en 1987 dans Fasciculi Archeologiae Historicae.
Les maisons du village de Castex dans les années 1290-1320 sont toutes implantées en quatre groupes principaux, comme on l’a vu dans l’article précédent. Autour de chaque maison on trouve un jardin potager, un patus si le terrain est suffisamment grand, souvent clos de haies. Le patus est une zone herbue qui n'est pas vraiment une cour, mais où divague la volaille. On y a également planté quelques arbres fruitiers, peut-être un chêne ou un orme et creusé une mare.
Les maisons des laboureurs ne sont généralement pas mitoyennes. Néanmoins, celles d’une même parenté, enfant marié, frère, voire cousin ou oncle, pourraient être bâties dans un même enclos ou sur un même patus, l’une ou l’autre dans le prolongement d’une maison souche.
Chacun des quartiers, possède une source d’eau suffisamment abondante, soit sur la boubée en direction de l'Osse, soit sur le coteau qui descend vers le Bouès. Il est peu probable qu'il y eut des puits au 13ème siècle, sauf peut-être dans la cour du castet. Il n'y a jamais eu de lavoir à Castex.
Les maisons paysannes sont très simples. Elles n’ont pas beaucoup évolué depuis les temps mérovingiens. L’habitation est composée d’une unique pièce en rez-de-chaussée. Il n’y a ni étage, ni comble, ni plancher haut. La toiture couvre la pièce unique de la maison. Cette toiture est à deux pans, couverte de chaumes de paille de seigle, ou, pour les plus aisés, de bardeaux de bois. La pente des toitures de chaumes est plus forte que celle de toitures de tuiles canal et les bois de charpente sont assez légers, et à peine dégrossis. Chacun sait comment poser le chaume et l'entretenir, car ces couvertures doivent être entretenues très souvent pour conserver leur étanchéité. Nul besoin de charpentier pour cela. Les toitures de chaume ont disparu à Castex dans le courant du 18ème siècle, mais on trouvait encore de nombreuses étables et granges couvertes en chaumes dans la vallée de Campan dans les années 1970.
La façade principale de la maison fait face le plus souvent à l’Est, parfois au sud. Les maisons les plus anciennes à Castex et dans les villages voisins, d’un seul niveau, paraissent avoir leur façade principale quasi systématiquement face à l’Est. Depuis au plus tard le 18ème siècle toutes les maisons en équerre ont leur façade principale face au sud. Ce changement d’orientation semble spécifique aux fermes en équerre dont la charpente est plus complexe. On poursuit la description des maisons dans la configuration de la façade principale face à l’Est.
Petite ferme antérieure au 19ème siècle en cours de réhabilitation sur la commune de Montaut,
proche de la configuration des plus anciennes maisons
La façade principale en pans de bois et torchis est face à l’Est – Les murs ouest et nord en terre crue sont aveugles - La toiture de était de tuiles canal sur voliges – Une seule pièce avec une fenêtre et des combles bas au-dessus - Une cheminée déposée sur le mur pignon nord en terre - Un appentis coté nord sur poteaux de bois - Une partie agricole effondrée coté sud
Le mur de la façade principale est en pans de bois et torchis. La porte d’entrée sur la pièce à vivre est faite en deux parties. La moitié haute est laissée ouverte à la belle saison. On maintient la partie basse fermée pour éviter que les poules et les cochons ne rentrent dans la maison. La pièce n'est en général éclairée que par cette demi-porte. Lorsqu'il y a une fenêtre, elle est assez étroite, typiquement de 30 à 40 centimètres, jamais davantage. Elle n’est pas fermée par des carreaux en verre, rares et beaucoup trop chers. L’hiver on place dans l’ouverture de la fenêtre un tissu de lin huilé, assez lâche pour laisser passer un peu de lumière, et on ferme les volets la nuit et les jours de grand froid ou de grand vent. L’axe de rotation des portes et volets est en bois encastré en bas dans une pierre et en haut dans une pièce de bois. Les gonds métalliques viendront plus tard.
Le mur ouest est toujours aveugle avec, dans le cas le plus courant, un pan de toiture qui descend très bas, pour une meilleure protection contre la pluie. Il est probable que les murs des façades ouest et nord soient en bauge de terre, ou en terre banchée, ou encore en briques de terre crue. Le mur ouest de l’habitation et sa toiture se continuent en ligne droite sur des dépendances latérales.
Car l’habitation est complétée d’un chai-cellier coté nord et d’un abri coté sud. Le chai-cellier abrite les barriques de vin. L’abri coté sud, qui n’a qu’une toiture de chaume sur poteaux de bois, abrite le char à deux roues, les quelques outillages agricoles, et les réserves de bois de chauffage et de cuisine. Si le laboureur a de la volaille, ou des moutons, ces animaux sont enfermés la nuit à l’abri des prédateurs et des maraudeurs dans une ou plusieurs cabanes.
La pièce unique de l’habitation est composée de deux espaces séparés par une cloison basse en pans de bois. L’espace sud, derrière cette cloison, est occupé par les deux vaches du laboureur, et l’espace nord par la pièce à vivre de la famille. Les maisons de laboureurs dégagent une forte odeur.
Le sol de l’ensemble est en terre battue. La pièce à vivre, que l’on appellera plus tard le cauhadé, le chauffoir, n’a pas encore de cheminée. Les premières cheminées de maisons paysannes, avec conduit maçonné, apparaitront à partir de la fin du 14ème siècle. Dans la période qui nous concerne, le feu est au centre de la pièce à vivre, loin des parois pour éviter de mettre le feu à la toiture. Il est contenu au milieu de pierres grossièrement taillées ou de briques de terre. La pièce est évidemment très enfumée. Il pourrait y avoir une ouverture dans le chaume pour laisser sortir la fumée et faciliter le tirage, mais ce n’est pas certain. Il faut dire que la famille du laboureur vit dehors du lever au coucher du soleil.
Les premières "cheminées" étaient constituées d’une hotte en bois et torchis, appuyée contre un mur pignon et posée en avant sur deux poteaux en bois. Cette hotte canalisait plus ou moins efficacement les fumées vers le toit. Le principal danger restait le feu de toiture.
Pour se chauffer et faire la cuisine, il faut du bois. En général seul le ramassage du bois mort est autorisé. Mais on est libre de l'usage des bois que l'on possède en tenure. Les enfants sont chargés de ramasser le petit bois et les hommes du bois à couper ou à fendre. Il est entreposé sous l’abri coté sud. On ne s’éclaire pas, ou si peu, avec une lampe à huile en terre cuite qui consomme de l’huile de lin ou de linette.
La récolte de grain est stockée dans un ou deux silos creusés dans le sol de la pièce à vivre. Ces silos de forme ovoïde pourraient avoir une profondeur et un diamètre de l’ordre d’un mètre cinquante à un mètre quatre-vingt. Ils sont fermés par une pierre plate. Leur contenance est variable peut-être entre 15 et 30 hl (Revue de Gascogne – 1932 – A Laffont).
A Castex quelques-unes des maisons du 19ème siècle ont été reconstruite et agrandies plus d’une fois sur le même emplacement. Les plus anciennes pouvaient avoir eu des silos creusés dans le sol, remblayés la plupart du temps au cours des reconstructions. Parmi celles-ci, il en est une, au lieu-dit A Miguerre, qui possède toujours deux silos creusés dans le sol. Etant donnée la position de ces silos dans la maison de Miguerre, s’ils étaient dans la pièce à vivre d’origine, le bâtiment d’origine avait sa façade principale face à l’Est. Le bâtiment semble avoir été agrandi en deux temps, en équerre en direction de l’Est, et vers le sud. Il a maintenant sa façade principale face au sud.
Le mobilier est très simple : un ou plusieurs coffres pour le linge, une table épaisse, relativement étroite, posée sur deux sortes de tréteaux, et deux bancs. Autour du feu, des tabourets, et on approche un banc pour s’y tenir. Ni chaise, ni armoire. Des bois de lit pour les parents et les enfants, plus ou moins élaborés, remplis de paille, ou d’un "garde-paille" en toile de lin, des tentures de lin autour des lits pour l’intimité, au moins celle des parents. Il y a peu de place pour circuler, mais on ne s’y tient que pour manger, le soir auprès du feu, et dormir.
Aux poutres de la pièce on suspend la ventrèche (que l’on appelle lard au nord de la Gascogne), les jambons, des oignons, de l'ail. Le pain est posé sur une étagère également fixée à une poutre, à l'abri des rongeurs et des animaux de basse-cour qui pourraient s'introduire dans la maison.
Les journaliers et brassiers ne sont propriétaires que de leur maison, d'un petit jardin et de quelques parcelles, au total un à deux hectares, au maximum. Ils se louent à la journée, ou pour une saison auprès des tenanciers et des métayers. Leur maison n'a qu'une pièce unique, sans étable ni chai. Ils ont un potager, car sans potager on ne mange pas. Ils sont payés en nature, en grains le plus souvent.
Le laboureur laboure, sème, moissonne, fauche, fend le bois, s’occupe des bovins, et des porcs, tond les moutons, taille la vigne en hiver et au printemps, la nettoie à la houe, foule le raisin.
Sa femme s’occupe des enfants petits, file le lin et la laine, et tisse. Elle prend soin du linge et des vêtements, de la volaille, elle cherche l’eau à la fontaine, elle cultive le jardin potager, elle fait la cuisine. Elle sert son mari et ses enfants à table.
Les vendanges, le ramassage des javelles de céréales, le dépiquage sont affaires communes des hommes et des femmes. Les enfants aident les parents dès qu’ils sont en âge. Il n’y évidemment pas d’école. Aucun paysan ne sait lire, ni écrire.
On respecte de très nombreuses superstitions. Aussi bien pour les cultures potagères que pour la culture du grain, on observe les jours fastes et les jours néfastes, et on observe le vol des oiseaux. On croit aux sorciers et sorcières, aux revenants et au loup-garou. Lorsqu’on est malade, on va voir le sorcier (lo pousoué) qui connait les remèdes, les herbes et les formules qui guérissent. On fait appel au curé pour exorciser un possédé.
Le jardin potager
Chaque foyer, on dit chaque feu, vit quasi complètement en autarcie. L'absence de bourgs, le peu de voies de circulation et les distances l'imposent. On cultive un jardin potager, des céréales, des fèves et des pois, et de la vigne. Il ne faut pas voir le potager paysan du Moyen-âge comme les carrés bien ordonnés des jardins potagers des monastères et abbayes. Il fallait néanmoins le garder à l’abri des cochons élevés en quasi liberté et des autres animaux domestiques. On élève des volailles, des porcs et quelques moutons. Lorsqu'on est laboureur on possède deux vaches.
On ne cultive au potager qu’un nombre très réduit de légumes : le chou vert à feuilles, l’oignon, les pois, les bettes, et l'ail. Les choux restent au sol en hiver. On coupe les repousses pendant le carême. Les fèves sont cultivées sur une partie de la jachère. Les variétés de ces légumes du Moyen-âge ont toutes disparues. On ne cultive ni betteraves, ni raves, ni poireaux, ni panais, ni carottes car ce n’est pas dans les habitudes en Gascogne. Au 13ème siècle la carotte est blanchâtre et fibreuse, considérée comme un condiment et pas comme un légume. La carotte orange d’aujourd’hui n’est apparue qu’au 16ème siècle.
Au Moyen-âge, on ne trouve en Europe qu’une seule sorte de courge, appelée gourde ou cougourde. On en mangeait la chair. L’écorce séchée servait à fabriquer des gourdes à boire. Il n’est pas certain qu’elle était cultivée en Gascogne. La tomate, les citrouilles et autres courges de la même famille, la pomme de terre, toutes les variétés de haricots, et bien sûr le maïs, sont des plantes importées d'Amérique qui ne viendront à Castex, et plus généralement en Gascogne, qu’à partir du 18ème siècle.
Il n'y a pas de marchands de graines. Chaque fermière, car le potager est l'affaire des femmes, doit donc laisser grainer chacun de ses légumes pour avoir des semences pour plus d’une année.
Les arbres fruitiers étaient aux 13èmes et 14èmes siècles, soit dans l'enclos du jardin ou du patus, soit en support des vignes en hautains, soit en bordure des parcelles de vignes. Les arbres fruitiers donnaient des fruits presque sauvages : figues, cerises, pommes, prunes, nèfles, noisettes, sorbiers.
Il n’est nulle part fait mention de ruches. D'après quelques écrits, les ruches seraient assez rares en Astarac jusqu’au 18ème siècle.
Le pain
Pour faire du pain, il faut de la farine. Or il n’y avait probablement pas encore de moulin hydraulique à Castex à la fin du 13ème siècle, ni à Miélan, bastide tout juste fondée. Un moulin hydraulique est attesté à Castex au 16ème siècle, comme on le verra dans un article futur, sans doute pas antérieur au 15ème siècle. Les moulins à vent furent plus tardifs que les moulins hydrauliques. Il est donc probable que l’on meulait le grain avec une meule à bras en pierre, comme cela se pratiquait depuis l’antiquité, un travail fastidieux et demandant un gros effort physique. Le levain était conservé d’une fournée à l’autre.
Le four à sole voutée est connu depuis l’époque romaine. Il y en avait probablement un dans chacune des villas gallo-romaines dès la période antique. Les boulangeries des villes de cette époque en possédaient également. Le premier seigneur de Castex a peut-être fait bâtir un four à pain à sole voutée dans son castet, devenu le four banal du village, donc peut-être dans le courant du 12ème siècle. Y avait-il un ou plusieurs fours auparavant au village, par exemple chez l’un de ceux que l’on appelait casaler ? C’est possible. Par contre il est probable qu’aucun laboureur n’avait de four domestique, car c’était un investissement couteux qui aurait nécessité un bâti séparé de l’habitation.
Faute de four, on cuisait le pain soit sur des pierres chauffées dans le feu, mais on obtenait alors plutôt des galettes levées semblables au pain turc, soit dans des fours dit fours à cloche. Le four à cloche est composé d’une sole en pierres et d’une voûte en argile mêlée de paille. On chauffe l’intérieur du four en y mettant le feu, on retire les braises et on place la pâte à cuire sur les pierres. Cela permet de cuire une ou quelques boules de pain, car le volume intérieur est réduit et un tel four n’emmagasine pas autant de chaleur qu’un four à sole voutée.
S’il y avait un four banal au castet, les paysans pouvaient cuire leur pain chez eux dans un four à cloche, mais n’avaient pas l’autorisation de construire un four domestique à sole voutée. Dans le four banal, le pain de chaque famille était cuit une fois par semaine. Ce n'était pas sans conflits de priorités au four (la pâte levée ne peut pas attendre trop longtemps la cuisson), conflits de cuisson (pain trop cuit ou pas assez cuit), sans problèmes de distance (il fallait apporter la pâte levée depuis sa maison quelle que soit la météo). Le fournier était rémunéré en farine (le fournage), et le seigneur recevait une redevance pour l’usage du four. Ce droit de fournage se montait en général au vingtième du pain donné à cuire.
Le seigneur de Béon a probablement accepté dès le 15ème siècle que les villageois de Castex puissent cuire leur pain dans un four domestique. Quoi qu’il en soit, la pratique du four banal avait disparu bien avant le 18ème siècle à Miélan, à Castex, et sans doute dans la seigneurie des Affites, mais pas partout en Gascogne.
Que mange-t-on ?
On ne mange que ce que l’on produit. Quand on manque de quelque chose, on fait appel à la parentèle ou aux voisins, à charge de revanche. Au marché du jeudi de la bastide de Miélan, on vend des œufs, quelques récoltes excédentaires pour disposer du minimum pour payer l’indispensable. On y achète le sel et ce dont on ne peut se passer que l’on ne produit pas. Il n’y a pas de véritable marché de légumes car tous les habitants du bourg ont un jardin potager dans, ou hors les murs, et beaucoup élèvent des poules.
On déjeune le matin (dejunar), on dîne à midi (dinar), on goûte dans l'après-midi en été, et on soupe avant que la nuit ne tombe (sopar). On mange la même chose midi et soir.
On mange de la soupe, une "garbure" plus pauvre que celle d’aujourd’hui, et des bouillies de céréales. Dans la soupe de tous les jours, on met du chou, des fèves, des oignons, et un peu de saindoux, le dimanche un morceau de poule, de ventrèche, ou de porc confit. En hiver, la soupe est plus claire, de l'eau, du sel et un peu de saindoux. La soupe-garbure mijote sur le feu dans une marmite en terre cuite, posée sur des briques de terre cuite ou des pierres taillées grossièrement. Les cheminées, avec crémaillères et trépieds viendront à partir de la fin du 14ème siècle, les marmites en fonte encore plus tard. On mange les pois frais, ou secs en purée. On mange des œufs. On ne baratte pas la crème du lait, car on ne consomme ni beurre, ni fromage. Le lait n’est pas consommé non plus. La cuisine est faite au saindoux.
On ne mange de la viande que les jours de fête, et pour le Gascon de l’époque, la poule et le porc ne sont pas de la viande ! La viande c’est le veau que l’on n’a pas vendu cette année-là en prévision du mariage de l’un des enfants. Sans four, la viande n'est jamais rôtie, mais bouillie ou mijotée en ragout. On tue le cochon en décembre. Sa viande est conservée confite. On fabrique des saucisses en découpant la viande au couteau. Fumer la ventrèche et les jambons dans la pièce à vivre enfumée est "naturel" !
Au déjeuner du matin et au goûter, on mange une tranche de pain avec de l’ail et de l’oignon, parfois du saindoux. La consommation de pain est limitée par la productivité des moulins à farine à bras. Le pain deviendra l’aliment le plus consommé lorsque la farine viendra du moulin hydraulique.
A table, il n’y a ni assiette, ni écuelle. La vaisselle de terre cuite n'est présente qu'à la table du seigneur. Comme assiette, on se sert chez les paysans d’une tranche de pain, coupée par le maitre de maison, sur laquelle on met de la soupe épaisse, ou le ragout de viande, ou la bouillie de céréales. Les cuillères sont taillées dans du bois et les fourchettes ne sont pas encore inventées. Les gobelets sont en bois, de même que le pot dans lequel on va tirer le vin au tonneau. Lorsque le dessus de table est trop abimé, on passe le rabot pour le rénover.
La quantité de nourriture disponible peut varier dans de grandes proportions d’une année sur l’autre en fonction des aléas climatiques : printemps pluvieux ou gel tardif, printemps prématurément sec, ou sécheresse prolongée en été. De même la fin de l’hiver reste toujours une période difficile lorsque le peu de légumes de la dernière récolte pourrit ou germe. Les années de disettes ne sont pas rares, qui augmentent la mortalité des personnes âgées et des jeunes enfants. On évoquera dans un prochain article les périodes de famines où l’on meure de faim.
La vie quotidienne à Castex à la fin du 13ème siècle se poursuit dans l’article suivant qui traitera des coutumes et des droits féodaux.